Les années ALLAUX

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Le 28 août 1991, au cours d’une cérémonie militaire présidée par le Général Lartigau, commandant la FATac 1ère RA, le Colonel Alaux prend le commandement de la BA 136. Il est le quatorzième commandant de la base.

Le Colonel ALAUX
Le Colonel ALAUX

Nous sommes en septembre 1991, une réorganisation touche l’armée de l’air. Les nouvelles régions aériennes sont créées. La FATac 1ère RA perd ses attributions territoriales et devient la force aérienne tactique (FATac). La région aérienne Nord-Est (RANE) est créée sur la base de Villacoublay. Désormais, ce qui avait fait la force de la FATac 1ère RA, c’est à dire le regroupement des deux fonctions, territoriale et grand commandement, disparaît. Est-ce un mal, est-ce un bien ? Les détracteurs d’une telle situation vous diront qu’il était temps de faire la part des choses. Bref, la décision est prise et il faut mettre à jour les textes, les appellations, il faut se réorganiser.

Le nouveau commandant de la base de Rosières va donc dépendre de deux généraux, titulaires d’un grand commandement. Le Général commandant les forces aériennes de combat et le général commandant la région aérienne Nord-Est.

Le 25 octobre 1991, après la restructuration qui a conduit à la scission entre la FATac et la région, le Général Pelisson, commandant la Région aérienne Nord-Est se rend en visite sur la BA 136. Il s’adresse aux commandants d’unité et aux délégations du personnel pour souligner les nouvelles orientations de la région aérienne Nord-Est.

Le 18 novembre 1991, le service du matériel et commissariat (SMC) passe à l’heure de l’informatique. On en parlait depuis le 3 juillet 1991, le SMC avait quatre mois pour se mettre en conformité avec la nouvelle procédure de distribution des matériels et de l’habillement. Selon le Lieutenant Velay, patron du SMC, il faut une semaine à temps complet, à un cadre, pour apposer les étiquettes sur toutes les paires de chaussettes. En ce qui concerne la saisie des pochettes d’habillement : sachant qu’il faut environ 20 minutes par pochette, à un opérateur maîtrisant le programme, combien de temps faudra-t-il pour les 1800 pochettes en compte ? Ils sont fous ces comptables ! Le système des colis est donc abrogé et chacun pourra se faire servir, en fonction de ses droits. Auparavant, il fallait contacter le fourrier de l’unité, qui regardait dans votre pochette des droits pour l’habillement, établissait le bon de commande, lequel était transmis à l’entrepôt et il fallait attendre la livraison du colis. Dorénavant, vous irez au magasin d’habillement et l’opérateur saisira votre nom sur son clavier, l’ordinateur calculera automatiquement vos droits et la liste sortira sur l’imprimante. Vous irez dans la pièce à côté vous faire servir. Enfin quand je dis vous faire servir, précisons tout de même si l’ordinateur n’est pas en panne ; si la centrale électrique délivre la fée électricité ; si le créneau horaire est bien le bon ; bref si la fameuse loi de Murphy ne vous empêche pas d’être servi…

Le 4 décembre 1991, Toul-Rosières participe au téléthon. Une quinzaine d’enfants myopathes de la région Lorraine est accueillie à l’escadron 02.011 Vosges où “Lulu” (le commandant Failly) se fait une joie de leur expliquer tout, ou presque… Après un goûter servi au mess des officiers, enfants, famille et accompagnateurs repartent ravis de cet interlude dans leur vie. L’accueil de myopathes sur une base aérienne est une première dans l’histoire du téléthon. La BA 133 de Nancy, associée à l’opération, a déplacé un Mirage 2000 D pour l’occasion. Félicitons le sergent Bouillon qui est à l’origine de cette initiative et encore merci aux nombreux donateurs de l’époque. Les fonds recueillis ont été remis à l’AFM par le Colonel Alaux, commandant la BA 136 et le Colonel Diamantidis, commandant la BA 133.

Le Téléthon à la BA136
Le Téléthon à la BA136

Les 12 et 13 décembre 1991, Toul-Rosières reçoit, pour la deuxième fois, les cadettes et cadets de l’US Air Force. Cette visite s’inscrit dans le cadre des échanges entre l’USAF et l’armée de l’air française. Elle permet à huit cadets de Colorado Springs de se faire une idée de la BA 136 et du Jaguar, notamment au cours de vols d’information à la 11ème escadre.

Le mardi 14 avril 1992, la base reçoit le Général Cyssau, directeur de l’infrastructure air. Cette visite s’inscrit à l’occasion des travaux d’infrastructure prévus dans la zone de l’escadron 03.011 pour la réalisation de la zone d’accueil pour Mirage 2000 (ZAM 2000). Cette zone correspond à un lieu de desserrement au profit des Mirage 2000 Nucléaires de la base de Luxeuil. Après avoir rencontré le directeur départemental de l’équipement, Monsieur Sichermann, le directeur effectue une visite des installations du service infrastructure de la BA 136.

La visite du général CYSSAU
La visite du général CYSSAU

Mardi 12 mai 1992, un plan rouge est activé sur la base de Toul-Rosières… Il s’agit, bien sûr, d’un exercice programmé avec le service départemental d’incendie et de secours. Les militaires de la base sont réquisitionnés pour l’occasion. C’est un avion civil de l’aéroport de Metz Nancy Lorraine qui vient de se poser en catastrophe sur la base…L’exercice se termine à 20h30 et un débriefing à chaud se déroule dans la salle du gymnase. Le Colonel Modéré, du SDIS, est très satisfait de l’exercice.

Pendant le plan "Rouge"
Pendant le plan “Rouge”

Le 3 juillet 1992, le glas sonne pour la 11ème escadre de chasse. L’escadron de chasse 04.011 Jura, basé à Bordeaux Mérignac est dissous. Ce sont vingt années d’histoire qui se terminent. Une histoire courte, certes, mais riche en énergie sans cesse renouvelée et qui témoigne d’un esprit de corps sans faille. Au cours d’une cérémonie, présidée par le Général Norlain, commandant la FATac, l’ordre du jour de dissolution est officiellement lu. Il sera suivi d’un défilé des troupes à pieds accompagné d’une présentation “bravo” de deux Jaguar de la 11ème escadre de chasse.

Du lundi 12 au vendredi 23 octobre 1992, l’inspection technique de l’armée de l’air se rend sur la BA 136 pour une inspection poussée. Le Général Manach, inspecteur technique de l’armée de l’air, son état-major et le directeur technique de la région aérienne sont accueillis par le Colonel Alaux, commandant la BA 136. Au cours de cette inspection, toutes les unités de la base ont été disséquées par une équipe de fureteurs aguerris… L’évaluation tactique a suivi cette inspection. Tous les scénarios connus et imaginables ont été joués. Attaque chimique, garage détruit, des blessés et des morts, évacuation en hélicoptère, avions abattus, coupure de courant etc. Rien toutefois n’a entamé le moral des troupes, et la base a de nouveau fait face à l’acharnement des évaluateurs qui en sont restés, pour une fois de plus, sur leur faim…A noter pour la première fois, une prise d’otage avec un hélicoptère. Un scénario digne d’un film grand spectacle, avec exécution de l’otage (un mannequin bien sûr) qui est jeté dans le vide et qui vient s’écraser aux pieds des militaires…c’est sans compter avec la réaction de nos hommes, lorsque l’hélicoptère tente d’atterrir. Ils se précipitent pour sortir, manu militari, le terroriste de l’appareil…bravo à tout le monde !

L'inspection technique
L’inspection technique

Le dimanche 20 juin 1993, Toul-Rosières organise une journée portes ouvertes. C’est environ 25.000 personnes qui se rendent à l’invitation de la base pour découvrir l’armée de l’air.

La JPO de Toul a attiré plus de 25000 personnes
La JPO de Toul a attiré plus de 25000 personnes

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