Opération TACAUD ; 1 ère partie

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Il y a maintenant 40 ans que l’opération TACAUD a été engagée au Tchad. Bien que moins médiatisée et moins connue que l’opération LAMETIN, il s’est passé beaucoup de choses pendant cette période. Donner la parole à un des acteurs principaux semble être la meilleure façon de savoir exactement ce qu’il s’est passé.

Il raconte : ” Il m’a paru intéressant de replacer cette mission dans son contexte opérationnel, tel qu’il s’est présenté localement à ce moment-là. Plus de vingt-cinq ans après, il est peut-être grand temps d’exhumer ce type d’opérations africaines, peu étudiées, peut-être parce que jugées dépassées et menées à une époque où les préoccupations de nos armées étaient prioritairement tournées vers la menace nucléaire. J’étais alors colonel, commandant en second de Tacaud derrière un général de l’Armée de terre ; pour cette intervention que j’ai dirigée depuis mon PC de N’Djamena, il s’agissait en fait du deuxième engagement (il y en aura quatre) pour le contrôle de la ville d’Ati, nœud de communication vital sur la piste ouest-est qui mène de N’Djamena à Abéché, près de la frontière soudanaise, face au Darfour, province placée aujourd’hui sous les feux de l’actualité.”

D’abord un bref rappel de la situation au Tchad, au début avril 1978.

Le désastre subi par les forces gouvernementales tchadiennes devant les troupes du Frolinat, commandées par Goukouni Oueddeï, allié à Hissène Habré (l’ancien sous-préfet de Koro-Toro, ravisseur de Mme Claustre), avec l’appui militaire de la Libye, s’était traduit par la perte de tout le nord du pays (provinces du BET : Borkou, Ennedi, Tibesti). En particulier, la place-forte et le terrain d’aviation de Faya-Largeau avaient été évacués de justesse sous le feu de l’ennemi, grâce à l’action des ailes françaises réclamée d’urgence par le président, le général Malloum. Les deux adversaires étaient alors convenus d’une ligne de séparation de leurs zones d’influence : le 16e parallèle, qui traverse par son milieu le désert tchadien ; ils s’engageaient mutuellement à ne plus intervenir militairement au-delà de cette ligne. La situation paraissant stabilisée diplomatiquement, le dispositif aérien français sur place fut allégé au point de ne plus comprendre que deux ou trois C 160 Transall ; l’EMA décida logiquement de basculer le commandement de l’Armée de l’air vers l’Armée de terre, la relève des généraux devant être précédée par une relève de leurs adjoints appartenant à l’autre armée. C’est ainsi que, programmé d’abord pour la Mauritanie (opération Lamentin), je reçois mon billet d’avion pour N’Djamena, par Air France, départ prévu le 21 avril.

N’étant plus d’alerte, je profite d’un beau dimanche (le 18) pour me promener l’après-midi en famille ; j’étais le représentant du général commandant la FATac auprès du général commandant la 1re Armée, à Strasbourg, et en même temps le commandant en second des éléments Air français en Allemagne ; je demeurais en RFA, à Achern, à 35 km de Strasbourg. En rentrant chez moi, je trouve un mot de l’officier de garde me demandant de le rappeler d’urgence : il m’annonce qu’un avion a décollé de Metz pour venir me chercher sur la base d’Entzheim, en vue d’un départ immédiat pour le Tchad, où la situation est grave. Je n’ai que le temps d’enfiler ma combinaison légère de vol, de préparer un léger bagage tandis que ma femme me prépare vite fait un sandwich, si bien que j’arrive à Entzheim en même temps que le Paris. Je rejoins Frescaty, où plusieurs Transall sont en cours de chargement, mais je n’en apprends guère plus sur ce qui se passe ; je suis le seul passager du mien, qui transporte une Alouette; de menues pannes font qu’il ne peut décoller que vers minuit…

Que s’était-il passé?

Le jeudi 15, en fin d’après-midi, le poste tchadien de Salal a été attaqué par une bande rebelle, nombreuse et puissamment armée (blindés et mortiers). Ce poste, situé sur la seule piste qui descend depuis Faya vers le lac Tchad, est l’avant dernier qui couvre la capitale, à 200 km au nord de Moussoro, où un escadron du RICM doté d’une douzaine d’AML est stationné. Le reste du dispositif terrestre français au Tchad est squelettique : trois détachements de cadres instructeurs (une vingtaine chacun), à Moussoro, à Mongo (200 km au sud d’Ati) et à Abéché. Une dizaine de soldats sous les ordres d’un lieutenant à l’escale de N’Djamena, au profit des Transall. C’est peu pour un territoire plus grand que deux fois la France…

Le général Malloum demande la participation des forces françaises, qui est accordée par la France à 22h30. Cette attaque est une totale surprise, les renseignements donnés sur le nombre des rebelles (500) et la qualité de leur armement sont si stupéfiants qu’ils paraissent peu crédibles. L’escadron du RICM se met en route pour Salal dès 23h30, avec un petit soutien tchadien ; le colonel de Biré, l’adjoint terre du COMELEF, rejoint Moussoro pour diriger les opérations prévues pour le lendemain.

Le 16, dès 9h00, de violents combats s’engagent ; ils confirment que les rebelles tiennent en force Salal, et qu’ils sont encore plus armés qu’annoncé ; malgré les fortes pertes qui leur sont infligées, le poste ne peut pas être repris, et pas même abordé ; nous déplorons plusieurs tués, les sept AML engagées ont toutes été touchées, cinq sont immobilisées pneus crevés. Un P-47 tchadien, le seul en état de voler, est abattu par un missile lors de son premier passage au-dessus du poste à 13h15, le pilote (un « mercenaire» français) est tué, son parachute ne s’étant pas ouvert.

Des renforts tchadiens, surtout en matériels d’appui, sont envoyés depuis N’Djamena, tandis qu’une cellule Jaguar est mise en alerte à Dakar et qu’un Bréguet Atlantic est expédié au Tchad.

Le 17, des combats sporadiques ont lieu, tandis que les renforts en moyen d’appui se rassemblent en vue d’une attaque prévue pour le dimanche 18. À 15h00, un premier peloton d’AML du REC d’Orange atterrit directement à Moussoro, et prend la direction de Salal, où il n’arrivera que dans l’après-midi du lendemain. À 15h30, l’Atlantic signale une concentration suspecte de véhicules à 40 km à l’ouest de Salal: après vérification, il s’agirait de nomades…

Le 18, le vent de sable se lève et entraîne le report de l’offensive pour le lendemain. Le Bréguet est envoyé en reconnaissance au nord d’Abéché, où la situation n’est pas nette. Il se fait tirer par un SAM 7 à la verticale d’Arada, à 10h15…

 Le 19, notre offensive est déclenchée, tous moyens réunis ; malgré de nouvelles pertes infligées aux Toubous du Frolinat, ils se battent comme des lions et tiennent plus que jamais solidement la position. Le repli est sagement ordonné dans l’après-midi par les autorités gouvernementales, en attendant de remettre le couvert dans quelques jours.

Je débarque en milieu de matinée à N’Djamena, où je trouve le général Paul Huguet (49-de Seynes), mon ancien que je connais bien, et que j’apprécie beaucoup. Il a largement de quoi s’occuper avec les opérations en cours, Paris, et les autorités locales ; il me confie le soin de réguler au mieux le flot de transport venant de la métropole, mission délicate en raison de l’exiguïté de la piste de Moussoro (une bande de sable au sommet d’une dune), de l’urgence qu’il y a à déposer les renforts au plus près, et de la météo. Il faut en plus régler pas mal de problèmes matériels de toutes sortes (il y en a des tonnes !), à commencer par me trouver un véhicule… Passons, mais heureusement que je connaissais déjà la base de N’Djamena !

Les jours suivants, jusqu’au dimanche 25, nous recevons de la métropole des renforts en personnel et en matériels ; leur mise en place est contrariée par la pluie qui rend inutilisable la piste de Moussoro toute la journée du 23 (le poser d’un C160 se traduit par un enfoncement de ses roues dans le sable jusqu’au moyeu), et oblige à atterrir à N’Djamena, ce qui allonge les délais et fatigue les hommes et le matériel. Le même jour, une ultime tentative, surtout pour tâter le terrain, est effectuée par un sous groupement formé autour de l’escadron du 1er REC : devant des rebelles toujours aussi nombreux, décidés et bien armés, le repli définitif sur Moussoro est ordonné.

Le lundi 26, l’Atlantic envoyé en reconnaissance sur l’axe Salal – Moussoro signale à nouveau un dispositif anormal de tentes nomades et de véhicules, à 30 km au sud de Salal, se dirigeant vers le sud : qu’y a-t-il sous les tentes? En cette saison et dans cette région, le flux habituel des nomades est en sens inverse. Les succès du Frolinat sont amplifiés par leur radio, et des bruits courent la ville prédisant un soulèvement et le massacre des étrangers. Le moral n’est pas terrible, tout le monde en ville s’attend au pire. Les jours précédents, j’ai établi des plans de circonstance pour la défense de la base, le regroupement et l’évacuation de nos ressortissants, en liaison avec l’ambassade, mais je doute fort de leur efficacité… En fin de soirée, en l’absence du général Huguet parti se reposer, ce que nous faisons à tour de rôle (nous sommes seuls tous les deux à N’Djamena), je reçois, à notre PC installé dans les locaux de l’ambassade, un coup de fil du général Lagarde, le CEM de l’Armée de terre, qui remplace provisoirement le CEMA (général Méry) : il me demande mon opinion personnelle sur la situation, précisant qu’en «haut lieu» on croit que les discussions politiques en cours vont ramener le calme… Je lui dis fermement qu’il est grand temps de nous envoyer les Jaguar, que nous réclamons en vain depuis plusieurs jours (cela à mots couverts car nous conversons en clair par le réseau civil via un opérateur tchadien…) ; il me répond qu’il est de mon avis, et qu’il va donner l’ordre aux Jaguar de Dakar de décoller au lever du jour (pas de ravitaillement en vol de nuit à l’époque) ; je lui rappelle que leur soutien technique peut, lui, décoller dès maintenant.

Le 27 en milieu de matinée, tandis que c’est mon tour de dormir un peu, la cellule de six Jaguar annonce son arrivée prochaine ; le général les envoie, avant de se poser, dérouiller leurs canons sur le poste de Salal, histoire de montrer qu’ils sont là et qu’on ne joue plus. L’effet psychologique est prodigieux, la population retrouve le sourire, et les nomades rebroussent chemin vers le nord. Du coup, nous étudions une nouvelle offensive terrestre, vers le 29, après destruction du poste de Salal par feux aériens ; Paris refuse cette proposition. Les jours suivants, notre préoccupation se tourne vers Abéché. Hissène Habré joue un jeu difficile à décrypter : il prétend s’être séparé de Goukouni, mais se dirige, le long du relief qui borde la frontière soudanaise, vers cette quatrième ville du pays ; il négocierait son ralliement au général Malloum, mais tente de débaucher les militaires tchadiens locaux, et traite avec le chef d’une bande qui grenouille au sud d’Abéché. Notre vingtaine de conseillers est en grand danger ; faut-il les évacuer ? Nous n’avons pas encore les moyens de les renforcer, ni d’assurer leur sécurité ; mais si nous livrons Abéché, c’est tout l’est du Tchad qui se rallie à Habré. La décision est si importante qu’elle sera prise en définitive à Paris, au niveau le plus élevé : nos conseillers devront attendre patiemment les renforts, mais nous évacuerons les civils désireux de se mettre à l’abri ; nous exfiltrerons ainsi par voie aérienne plusieurs dizaines de civils et leurs familles, dont quelques ressortissants soviétiques !

Entre temps, j’avais profité d’une mission Transall à Mongo, le 25, pour visiter notre détachement : il était commandé par le commandant en second du 2e REP, lequel avait fait un travail tout à fait remarquable en formant et en équipant une compagnie de Tchadiens à la sauce légionnaire : nous avions là une formation d’élite fiable, qui serait bientôt renforcée par une compagnie du 3e RIMA. La relève des généraux intervient dans les premiers jours de mai : le général Bredèche est un homme de  caractère, direct et plein de fougue ; comme je suis plutôt calme et réfléchi, nous nous complétons bien (c’est lui qui l’affirme), et nos relations sont vite cordiales. Nos effectifs croissent rapidement, dans un mois nous serons 1200 : le gouvernement doit avoir recours à  des gros porteurs d’Air France, selon le protocole prévu ; mais si les DC 8 peuvent déposer les personnels à N’Djamena, les Boeing 747 sont dans l’obligation de débarquer le matériel lourd à Libreville, et mes cinq, puis trois Transall doivent effectuer un véritable pont aérien pour le transborder vers les destinations finales… C’est un travail harassant et délicat que les équipages accompliront magnifiquement ; chapeau les gars !

Le général me demande, devant l’inflation de nos effectifs, de lui proposer une note d’organisation des éléments Tacaud ; j’en profite pour me bombarder commandant en second, et non « adjoint Air » : cela me permet de contrôler de près l’emploi et les chargements des Transall, et d’avoir le contrôle opérationnel sur l’ensemble des moyens aériens au Tchad ; dès le premier jour de mon arrivée, le personnel mécanicien de l’escadrille tchadienne de P-47, en chômage technique, est venu spontanément se mettre à ma disposition. Le commandant de l’escadron de transport tchadien (formé à Salon) en fait autant : c’est un très précieux appoint.

La première quinzaine de mai n’est qu’une pause avant la reprise des hostilités par le Frolinat, mais où ? J’effectue moi-même deux missions de reconnaissance avec l’Atlantic, les 3 et 7 mai sur l’axe Salal – Koro-Toro : pas trace d’activité sur la piste ni autour, les éventuels mouvements se feraient de nuit, tous feux éteints… À l’est, on signale la présence de troupes d’Habré vers Iriba ; ce poste tchadien est l’objet de harcèlements depuis le 9 mai, suivis d’une attaque aux mortiers dans la matinée du 14 ; l’Atlantic envoyé en reconnaissance confirme la présence de véhicules suspects. Paris autorise une intervention des Jaguar, et j’embarque sur un Atlantic pour servir de PCV (PC volant). L’arrivée du dispositif sur les lieux est tardive en raison de l’éloignement (il faut un ravitaillement en vol), la situation est confuse ; sans liaison avec le sol, l’attaque doit être annulée. Message aigre de Paris qui rappelle que le bingo vert (autorisation de tir) ne doit être demandé qu’à bon escient.

L’attention de Paris est surtout concentrée sur le Zaïre, où la colonie européenne de Kolwezi est menacée ; nous suivons les nouvelles à la radio, en nous demandant si nos armées pourront intervenir, étant donné les opérations en cours ici et en Mauritanie. Dans la soirée du 17 mai, L’EMAA me demande par téléphone quelles sont mes capacités de largage… Après un échange nocturne de messages  techniques, et une préparation opérationnelle dans la matinée du lendemain, deux de nos Transall décollent à 16h30 Z (17h30) pour Kinshasa, avec des obus de 30 mm pour les Mirage zaïrois, et le matériel de  largage demandé ; ils passeront aux ordres du colonel Gras, conseiller militaire du président du Zaïre (opération « Bonite »).

  Je dors une nuit sur deux dans mon bureau, à côté du BLU. À 5h00 Z, le 19 mai, je reçois un appel de Mongo qui m’informe que, selon le sous-préfet de l’endroit, la ville d’Ati a été attaquée dans la nuit et qu’elle est tombée aux mains des rebelles ! Un gendarme tchadien a appelé au secours toute la nuit, mais ses chefs à N’Djamena n’ont jamais répondu (tout le monde dormait). Le chef du détachement est prêt à partir immédiatement vers Ati avec la compagnie du RIMA et ses Tchadiens, HSO prévue vers 10 h 30 Z. Je lui donne le feu vert pour un départ immédiat, avec consigne de prendre position, mais de ne pas intervenir sans un appui feu aérien ; je déroute vers Ati un Atlantic qui vient de décoller pour une RAV région Salal, et je mets les six Jaguar en alerte.

L’Atlantic confirme une certaine effervescence en ville ; je fais décoller deux Jaguar pour une RAV avec prise de photos ; les pilotes reviennent sans avoir rien vu d’anormal ; au PC, nous ne savons que penser, lorsque le chef de notre cellule d’interprétation photo nous apporte triomphalement une épreuve encore humide, où l’on voit deux hommes en tenue gicler d’une jeep équipée d’un mortier de 120 (chinois) ! La photo est si belle, si probante, que notre ambassadeur l’enverra directement à notre président de la République…

L’élément de Mongo arrive à Ati à 10h30 Z et se fait tout de suite prendre à partie ; mais il a une patrouille de deux Jaguar au-dessus de lui, deux Puma canon et un Atlantic, une autre patrouille se prépare à décoller ; trois missions successives dans la journée lui permettent de prendre pied dans la ville et d’infliger des pertes sensibles aux rebelles (soixante-dix tués environ et du matériel lourd détruit). Leur résistance est forte, le combat de rues à la tombée de la nuit risque d’être meurtrier. Deux nouvelles interventions des Jaguar permettent le décrochage dans de bonnes conditions.

Un peloton d’AML du REC était parti de bon matin de Moussoro vers Ati, pour une banale liaison prévue la veille ; il devrait arriver à la tombée de la nuit. L’Atlantic décèle une embuscade tendue à l’ouest d’Ati, que le peloton contourne. Un complément du REC a été mis en route dans la matinée et arrivera sur place au cours de la nuit. Nous obtenons qu’une cellule Jaguar soit mise en alerte depuis la Mauritanie : tout est prêt pour reprendre la ville le lendemain matin. Les Jaguar ont effectué quinze sorties dans cette journée du 19 mai.

Le 20 mai, à l’aube, nos éléments constatent que la bande a profité de la nuit pour se disperser dans la nature ; la ville est donc reprise, mais le potentiel rebelle reste redoutable. Les renseignements affluent ; ils indiquent que la bande, forte de 300 hommes et armée de canons, de mortiers et de bitubes antiaériens de 14,5 mm était commandée par le vainqueur de Faya-Largeau ; après la prise d’Ati, une attaque généralisée était prévue contre Moussoro et Abéché. Tout leur matériel serait acheminé à Faya par l’armée libyenne.

L’échec cuisant de ses troupes est durement ressenti par le Frolinat ; il pensait pouvoir rééditer à Ati le coup réussi à Salal un mois plus tôt ; il aurait ainsi isolé tout l’est tchadien et aurait pris la capitale entre deux feux. Il n’a certainement pas renoncé, et doit être en train de regrouper et de renforcer ses troupes quelque part au nord d’Ati… Du 20 au 22 mai, les RAV faites par l’Atlantic et les Jaguar semblent confirmer qu’aucun repli vers Salal n’avait eu lieu. La région de Djedaa, au nord-est d’Ati semble propice à leur concentration.

MARC Jean (EA 51)

 A suivre…. 


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3 réponses sur “Opération TACAUD ; 1 ère partie”

  1. mon cher TAQUET,

    bien vu ton article dans le droit fil de la langue de bois officielle , même 40 ans après.
    C’est la seule opération de l’armée de l’air ou on a perdu deux pilotes et 4 jaguar, tu n’en répertories qu’un seul avion perdu celui de PACHEBAT à ATI.

    alors comme l’armée de l’air a la mémoire courte je te rappellerai:
    – la mort en opération du Ltt Jacquel sur son Jaguar lors d’une reco armée au TCHAD en 1978 opération TACAUD.
    _ la grave blessure du Ltt François ejecté suite à une collision en vol après ravitaillement en vol
    son équipier ramenant son avion gravement endommagé à NDJAMENA
    -La mort en opération d’un commandant du 3/3 en 1979 opération TACAUD

    2 pilotes perdus ,4 jaguars perdus plus un gravement endommagé, je comprends que l’armée de l’Air cache la vérité sur cette brillante opex et l’oublie dans ses statistiques.

    Pas la moindre contre mesure utilisée en opération malgré la présence de missiles sol /AIR et la dotation en phimat du 02/011.

  2. Le but de cet article était de fournir un témoignage vécu par une personne ayant occupé un poste important dans cette opération. Dommage que cet aspect n’ait pas retenu ton attention.

  3. Tombé par hasard sur ce site ayant moi-même participé à TACAUD, j’ai vu qu’était évoqué la mémoire du LT JACQUEL indiquant qu’i était DCD en reco armé? Aussi, je me permets d’apporter un élément pour la vérité car j’étais présent au moment du crash; Son décès est survenu suite à un ordre à sa patrouille(bingo vert) du PC volant d’attaquer une colonne identifiée comme ENI. Or cette colonne était en fait une unité AMI qui par méprise à subit le tir de ce jaguar. L’aéronef s’est ensuite crasher en heurtant un kéké juste après son tir en même temps que le PC constatait sa bévue? le 8 aout 1978, 14h20 à KAJANI .

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