La 11EC sur Rafale !

Rafale 11EC

 

Imaginez ce que cela aurait pu donner ! Le Rafale à la 11EC !

Ces deux dessins vont vous aider à imaginer l’allure des Rafale aux couleurs de la 11EC et plus particulièrement aux couleurs du 1/11.

Ils proviennent d’un forum http://www.air-defense.net/forum/topic/15127-rafales-de-reves/?page=5. Question Rafale, il y en a pour tous gouts et son auteur a bien voulu nous en faire un ; une sorte de dédicace.

Un grand merci à l’auteur et avouez que ça a de la gueule.

 

Rafale 11EC - 2
Rafale 11EC – 2
Rafale 11EC
Rafale 11EC

UNE BELLE AVENTURE QUI A DÉJÀ 40 ANS

Première équipe Jaguar

 

Un peu avant le début de l’été 1974, je suis dans l’expectative quant à la suite de ma carrière militaire, je viens d’avoir quarante ans et je vais être promu capitaine au premier juillet.

Après cinq années à l’escadron 02/11 « Vosges » comme OAT2 puis OAT1, je viens de passer trois ans au GERMaS 15/011, comme chef des ateliers. À moins de repartir une année de plus dans ce poste, je ne vois plus de possibilité sur la base.

La surprise sera totale, quand en juin, je suis convoqué au commandement de l’escadre et que je m’entends proposer le poste de chef des services techniques de l’escadron 03/11 « Corse ».

La mission est importante : il s’agit de qualifier l’unité qui va recevoir le JAGUAR, d’abord en formant le personnel technicien sur cet appareil, puis de le requalifier pour sa mission d’assistance aux pays africains, mission CAFI, avec ce que cela comporte de missions extérieures à préparer.

Du fait de mon recrutement d’officier technicien, et de l’incertitude quant à la suite de ma carrière, je décide de privilégier l’intérêt de la mission et j’accepte immédiatement.

Affecté à compter du premier juillet 1974, à cette unité prestigieuse, je pars dès septembre, pour Mont-de-Marsan, suivre l’ETIS Jaguar.

Je découvre le pur-sang qui va remplacer le F-100. Je suis rejoint par quelques pilotes, je me réjouis que les cours soient communs, cela facilitera les contacts ultérieurement.

En février 1975, il m’est demandé de choisir parmi les mécaniciens de l’escadron, ceux qui constitueront l’ossature technique de l’unité sur Jaguar.

En m’appuyant sur les chefs de service, j’établis une liste que je propose au nouveau commandant, le Commandant Sauvebois, qui l’accepte.

Dix techniciens la composent :

Mécaniciens avion : Sergent-chef Demanes et Sergent Kanicky.

Mécaniciens réacteur : Sergent-chef Montagnani et Sergent Walbot.

Mécanicien armurier : Sergent-chef Nalle.

Mécanicien radio : Sergent-chef Jacobs.

Mécaniciens radar : Sergent-chef Valentin et Sergent Benoni.

Mécanicien électricien : Sergent-chef Bervas.

Mécanicien équipement : un sergent dont le nom m’échappe aujourd’hui, (qu’il me pardonne et se fasse connaitre).

Cette équipe sera complétée par mon adjoint, le Lieutenant Dupuis.

L’équipe au complet rejoint Mont-de-Marsan, pour suivre une formation par spécialité.

Fin février, cette même cellule va prendre ses quartiers à l’escadron 2/7 « Argonne », sur la base de Saint-Dizier, qui est équipé, du JAGUAR, depuis quelques mois. Répartis dans les différents services de cette unité, l’équipe va apprendre à mettre en œuvre, à réparer notre nouvel avion. Parfaitement accueillis par le Commandant Norlain et par son officier adjoint technique, le Capitaine Pierre, nous allons pendant cinq mois « pomper » le maximum d’infos sur le Jaguar, pour être en mesure à notre tour de le recevoir dignement à Toul.

Pendant toute cette période, la quasi-totalité de l’équipe, rejoindra Toul, chaque soir, et fera le chemin inverse chaque matin, en covoiturage prenant des risques sur la route de l’époque, dangereuse n’ayant rien à voir avec l’actuelle nationale 4.

Le bon Saint Eloi, devait nous protéger car nous n’avons eu à déplorer aucun accident.

Le 7 février 1975, le premier Jaguar de la 11ème Escadre, le E29, se pose sur la base de Toul ayant à son bord le Commandant Eyraud (commandant de la 11ème Escadre) et le Capitaine Robert (commandant d’escadrille à l’EC 3/11). Le Jaguar fait son apparition dans le ciel toulois encadré par 3 F-100. Cette journée importante pour la 11ème EC fut inoubliable et émouvante pour l’ensemble du personnel.

CAMUS

Quelques souvenirs de l’arrivée du premier Jaguar

EYRAUD et ROBERT
EYRAUD et ROBERT

 

Le commandant de base face à la presse
Le commandant de base face à la presse

 

Eyraut traité

Le TO du F100

F 100 - TO

Le TO du F100

Dans « le TO du F100 », TO signifie « technical order » est l’équivalent de l’UCB pour le Jaguar. En fait cela représente l’ensemble de la documentation de l’avion concerné que les pilotes / mécaniciens avaient à disposition que ce soit pour des considérations  techniques et/ou opérationnelles. Pour la partie pilote, c’était la référence pour tout ce qui était calcul de performances ou plus généralement emploi opérationnel .

L’ensemble des TO représente plusieurs centaines de pages, et dans cet article vous trouverez les pages relatives à la cellule, la cabine et au moteur.

Les anciens du F100 pourront se laisser aller sur le coté nostalgique et regretter « l’avion d’homme » américain si particulier. Pour les autres, vous pourrez consulter la documentation officielle et avoir accès à une somme de détails ; la planche de bord, par exemple n’aura plus de secret.

Un grand merci à Jeanjean qui a pris sur son temps très précieux de retraité pour scanner toutes ces pages.

UCB : tir bombe

Tir bombe freinée

 

Quand on fouille dans ses archives, on trouve parfois de drôles de choses ou plutôt des choses surprenantes dans la mesure où on en avait quasiment oublié l’existence. C’est ce qui m’est arrivé avec les UCB ; on commence à les feuilleter et pour certaines parties c’est carrément une redécouverte.

Le JAGUAR étant un avion d’armes qui avait donc vocation à délivrer de l’armement, je vous propose aujourd’hui la partie relative au tir d’une bombe de 250 kg freinée en mode manuel, mais avec télémétrie. Séquence nostalgie pour ceux qui ont pratiqué et pour les autre, ,ils découvriront que c’était quand même tout un art que de tirer cet armement ; rien à voir avec tous les modes automatiques qui existent (heureusement) aujourd’hui.

Avant de voir la partie UCB, des réflexions qui sont tout à fait personnelles donc discutables. Opérationnellement, le tir réel présentait un réel danger pour les équipiers ; le parachute faisait en sorte que le tireur soit éloigné de la bombe au moment de l’explosion, mais « l’enveloppe clearence » (le volume dans lequel il ne fallait pas se trouver au moment de l’explosion à cause des risques de prendre des éclats) était telle qu’elle imposait à l’équipier d’être très près du tireur, ce qui en temps réel représentait une contrainte énorme. Ensuite, il était très difficile de faire but avec ce type de bombes ; j’en veux pour preuve, le « bunker à Clément ADER » du champ de tir de Captieux qui a résisté à des générations de pilotes lors de tirs réels pourtant exécutés dans des conditions nominales ; l’emplacement était connu, reconnu, il n’y avait pas de défense,… . Les bombes explosaient pas très loin mais jamais au but, jusqu’au jour un jeune pilote (un ORSA de surcroit) mit sa bombe pleine cible et détruit le fameux bunker.  Moments de flottement ; il n’y avait plus de cible et ce cas de figure n’avait pas été envisagé.

Tout d’abord la bombe en description version lisse ou freinée.

La 250 kg freinée
La 250 kg freinée

Un éclaté dans lequel on pourra reconnaitre le fameux « combiné MATRA » objet de bien de questions lors de l’ECAG2 (Examen de connaissance aéronautique générale N°2)

La 250 kg freinée suite
La 250 kg freinée suite

Tout ce qu’il y avait en cabine ; remarquez la complexité du « head up »

LA conduite de tir
LA conduite de tir

Et c’est parti ! La séquence de tir en 2 planches ; du grand art et cerise sur le gâteau cette fois il y a du vent de travers. Il faut noter la nécessité de faire correspondre l’altitude (allumage du voyant vert) avec la distance prévue pour le tir. Quand on vous disait que c’était du grand art !

Séquence de tir
Séquence de tir

Finalement, c’était très simple…

La séquence de tir suite
La séquence de tir suite

Pour ceux qui voudraient enrichir leur bibliothèque, toutes les planches en format PDF ; elles sont plus nettes.

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Comparaison entre Mirage III et F 100

F100 - Mirage III

La différence entre les enfants et les adultes, c’est le prix de leurs jouets !

En février 1968, après avoir volé plus de 300 heures sur F-100, il est temps pour moi d’aller tâter du mythique MIRAGE III. Dans l’Armée de l’Air française de ces temps anciens, un pilote de chasse ne peut être qu’un pilote de Défense Aérienne (D.A.)- Quelques humains peuvent, bien sûr, piloter des avions d’armes, mêmes supersoniques. S’ils ne les pilotent pas au sein une escadre de Défense Aérienne, ils ne sont pas vraiment considérés comme des pilotes de chasse. Les « mud movers » ne sont pas encore nés et les malheureux, qui prennent quand même l’alerte de D.A. mais volent sur des avions, qui plus est américains, et dont la mission principale est la destruction de cibles au sol, sont considérés au mieux comme des laboureurs. Dans le monde des pilotes de chasse, les vrais, ils n’existent pas. Depuis que Georges GYNEMER, héros légendaire, est tombé en plein ciel de gloire le 11 septembre 1917, c’est comme ça!

Nous sommes très au fait de cette situation quand, par faveur spéciale, nous sommes admis dans le sanctuaire des pilotes de chasse : la 2ème escadre DE CHASSE, à DUON, pour y apprendre à domestiquer le MIRAGE III. C’était juste avant mai 1968.

Aujourd’hui, en 2007, après les exploits des pilotes de JAGUAR et autres MIRAGE 2000 D ou N qui ont « délivré » des tonnes de munitions dans des conditions souvent dramatiques, je suppose que les choses ont bien changé… Ceci étant dit, mon séjour à l’escadron de chasse 2/2 « Côte d’or » ne m’a laissé que de bons souvenirs. Les instructeurs étaient dans les mêmes tranches d’âge et de grade que les stagiaires. On y travaillait très sérieusement, dans une ambiance de bonne camaraderie.

Trente ans plus tard j’ai retrouvé Vincent, l’instructeur qui m’a lâché sur Mirage. Il était chef pilote à l’aéro-dub alpin, à Tallard, et il m’a lâché comme pilote remorqueur de planeurs.

Comparé au F-100, le MIRAGE III est petit, mais c’est un avion qui peut voler à Mach 2, deux fois la vitesse du son.

Le F-100 est imposant, robuste, rustique, lourd. Il pèse quinze tonnes, sans charges extérieures, vingt tonnes, à la masse maximum. C’est un chasseur-bombardier qui a pu être comparé à un char, un gros camion, ou une locomotive à vapeur. Il a été conçu pour transporter et tirer principalement des munitions air-sol, lourdes et nombreuses.

Il   prend   aussi,   l’alerte de défense Aérienne, avec quatre canons et deux « Sidewinders ».

L’avion est rustique. Par exemple, il ne possède pas d’indication précise du fonctionnement de la post-combustion (P.C.) : « Ne vous inquiétez pas. Quand elle fonctionne, vous le savez ». Il faut dire que la P.C. est à peine régulée et que, à la différence de la plupart de celles que nous connaissons aujourd’hui, elle s’enclenche à la puissance maximum. La poussée du moteur passe brutalement de 10.200 livres à 16.000 livres. Le coup de pied au c… est net, le débitmètre s’en donne à cœur joie, « ça décoiffe, ça …déchire ».

Pas d’indicateur non plus pour donner la position des volets de courbure « Vérifiez bien en regardant dans le rétroviseur ».
En 1966, la manette de commande des volets n’a que deux positions ; rentrés pour le décollage et le vol, ou sortis pour l’atterrissage.

Quand nous décollons avec quatre réservoirs supplémentaires, l’avion est très lourd et il nous faut mettre les volets sur une position « décollage », repérée par un trait de peinture sur le fuselage. Pour y arriver, le mécano de piste nous fait signe de sortir les volets en position « atterrissage » (pleins volets) puis de les rentrer. Pendant le mouvement de rentrée, sur un panneau à gauche dans la cabine, le pilote saisit le « breaker flaps » entre ses doigts. Quand les volets arrivent au niveau du repère peint sur le fuselage, le mécano lève la main. Le pilote tire le breaker vers le haut, coupant ainsi le circuit de commande. Les volets restent bloqués dans la bonne position. Après le décollage, il suffit au pilote d’enfoncer, sans pouvoir le regarder, le breaker qu’il sent dépasser au milieu des autres. Les volets rentrent alors complètement et le vol peut se poursuivre normalement.

Quelques années plus tard, les P.C. seront mieux régulées et une position « décollage » sera installée sur le circuit de commande des volets. Tous les décollages se feront avec « un cran ». Le F-100 est un avion de guerre, parfaitement adapté à sa mission.

Le Mirage IIIE est, lui aussi, un avion « multi rôles » porté par une aile triangulaire, une aile delta qui lui permet d’assurer toutes ses missions. Missions d’attaque air-air, contre d’autres avions, à très haute altitude (plus de 15.000 mètres) et à très grande vitesse (Mach 2), ou missions d’attaque air-sol, avec de l’armement classique ou nucléaire.

Ces missions air/sol comportent des branches de navigation à haute et à basse altitude, qu’il peut effectuer, de jour comme de nuit et par tous les temps, grâce à son radar de bord. Pour un pilote de chasse, le MIRAGE III E est très attractif.

Ainsi préparés, après une semaine de cours au sol et quelques séances de simulateur de vol, nous sommes prêts pour effectuer notre premier vol sur la version biplace, le MIRAGE III-B.

Au briefing, l’instructeur nous a répété :

  • Après avoir lâché les freins, enclenchez la post-combustion (P.C.). Vérifiez l’allumage de la lampe rouge, « injection », puis le « pendulage » du tachymètre, puis l’allumage de la lampe jaune, « fonctionnement », et l’extinction de la lampe rouge. Mettez alors « C. maxinnum », en surveillant bien la température des gaz en sortie de tuyère, laT4.
  • Quand la vitesse atteint 100 kt (nœuds), tirez sur le manche pour « monter le nez » de l’avion et afficher 10 degrés d’assiette à la « boule ».
  • Quand la vitesse atteint 160 kt décollez l’avion, stabilisez l’assiette et rentrez le train. C’est tout.

Dans la réalité, au premier décollage, juste après le lâché des freins et pendant que nous maintenons, au pied, l’avion sur l’axe de la piste tout en surveillant l’allumage des lampes de la P.C., une voix forte en provenance du siège arrière se fait entendre. Le manche se déplace fermement et rapidement vers l’arrière.

L’avion quitte le sol et prend une assiette de près de 20°. Parmi toutes les sensations,   les   perturbations   et les émotions venant d’un peu partout que ressent le pilote, la voix de l’instructeur à la fois ferme et ironique se fait entendre : «  Ce n’est pas l’heure de dormir jeune homme, regardez la vitesse. Nous allons dépasser la vitesse limite de manœuvre du train d’atterrissage ».

L’accélération au décollage est phénoménale et c’est pourquoi, dans l’escadron de formation au pilotage du Mirage, tous les avions sont équipés de réservoirs pendulaires pour augmenter la traînée et, ainsi, la durée du décollage, autant que l’autonomie. Quelques dizaines d’heures de vol plus tard, le même pilote, décollant pour une mission d’entraînement avec un avion lisse (sans charge extérieure) et poussant fermement en avant la manette des gaz, à la main, se désole de ne pas pouvoir la pousser avec le pied pour augmenter la puissance. Il peste contre cette fichue charrue, lente et sous motorisée qu’il doit utiliser pour intercepter, à haute altitude, l’objet volant qui lui a été désigné comme cible.

L’aile delta est quand même un peu spéciale.

A basse vitesse c’est, en elle-même, un aérofrein. A grande vitesse, sa traînée est faible. Dans la cabine, comme dans celle du F-100, il n’y a pas d’indicateur de position des volets, parce que, sur Mirage, il n’y a pas de volets. La même aile, sans aucun dispositif aérodynamique tel que volets hypersustentateurs ou becs de bord d’attaque, permet de faire évoluer l’avion de la vitesse zéro, à Mach 2. Sur Mirage III, il existe une vitesse magique. C’est 200 kt (370 km/h). A moins de 200 kt l’avion, le nez haut, ressemble à une pierre qui tombe sur une trajectoire à peine contrôlable. Si le réacteur n’est pas à pleine puissance, le taux de descente est très fort. Si le réacteur est à pleine puissance, le taux de descente reste fort, mais acceptable.

Pour arrêter la descente, il faut mettre la P.C. ou augmenter d’abord la vitesse.

A 200kt la vitesse du Mirage III est aussi facile à contrôler que la  trajectoire d’une savonnette mouillée sur une toile cirée augmentant la puissance, l’incidence diminue et il est facile de gagner 20 à 30 kt. En diminuant la puissance, l’avion s’enfonce avec un taux de chute impressionnant.

Bien évidemment, la vitesse d’atterrissage est juste en dessous de 200 kt. Sur un avion lisse, sans charge extérieure, la préoccupation du pilote au décollage, est de rentrer te train d’atterrissage avant que la vitesse limite autorisée pour la manœuvre soit atteinte. La vitesse de décollage est de 160 kt, la vitesse limite de manœuvre est de 240 kt, la rentrée du train demande 7 secondes. Il n’y a pas de temps à perdre. Par exemple, sur une piste standard, longue de 2.400 mètres, la vitesse de l’avion atteint déjà 300 kt (575 km/h), quand il survole la fin de la piste. A l’atterrissage, la préoccupation du pilote est le contrôle de la vitesse, du taux de descente et de la puissance du moteur, qui sont très sensibles et très liés dans ce cas de vol.

Sur un avion lourd, avec plusieurs charges extérieures, la préoccupation du pilote au décollage, est l’accélération au sol. Sa main gauche, qui bloque la manette des gaz à fond en avant, a trois doigts tendus face« aux poussoirs de « largage    détresse »    des charges extérieures, au cas où. Sa main droite se fait très sensible pour positionner le manche en souplesse et avec précision.

La vitesse de décollage est supérieure à 200kt (370 km/h), car il n’y a pas de dispositif qui permet d’augmenter la portance de l’aile. L’accélération est juste suffisante. L’été, sur une piste standard, cette vitesse est atteinte à 200 mètres seulement de l’extrémité du béton. La « marge d’erreur » pour la manœuvre est réduite à 2 secondes. Tout doit donc bien fonctionner sur ce mono réacteur et la rentrée du train doit se faire en souplesse car l’avion vole, mais « tout juste». Comme le disait un de mes bons camarades :

  • Tu pousses sur le manche, tu descends, tu tires sur le manche, tu descends.

A l’atterrissage, c’est aussi délicat car l’avion est toujours lourd, surtout s’il porte un gros missile ou des bombes d’entraînement qui augmentent sa masse et sa traînée.

Je me souviens du seul vrai conseil que nous donnions aux pilotes expérimentés qui volaient pour la première fois en emportant le « nouveau » missile anti­radar que nous venions de recevoir :

A l’atterrissage, ne te pose pas de question.   Quand   tu   arrives   « vent arrière », tu rentres les aérofreins, tu mets plein gaz, tu sors le train et tu gardes plein gaz jusqu’à ce que, dans ton dernier virage, tu sois à 90° de la piste. C’est seulement à ce moment-là que, si tu te sens vraiment haut, tu peux réduire un peu. Si tu sens que tu passes un peu bas, remet les ailes horizontales, enclenche la P.C., rentre le train et représente toi pour un nouvel atterrissage.

En approche finale, l’aile delta est un vrai aérofrein et l’assiette est très forte. L’avion est « assis» sur la poussée de son réacteur et la piste est masquée par la pointe avant du fuselage, qui pointe vers le ciel. Au toucher des roues, l’arrière du fuselage est seulement à une quinzaine de centimètres au-dessus du béton.

Pour vérifier la qualité des atterrissages et la « fatigue » des jambes de train, celles-ci supportent, sur leur partie arrière, de petites cales en plomb qui, quand l’atterrissage est trop rapide ou trop brutal, sont marquées ou écrasées par la structure de l’aile, car le train a reculé avant de reprendre sa place. De nuit, par vent de travers et sous la pluie, il arrive que poser un Mirage soit quelquefois « sportif » et excitant.

Comparer, en soi, le Mirage III et le F-100 n’est pas facile et ne veut peut-être pas dire grand-chose. Ces deux avions ont été conçus par des organismes différents, à des périodes différentes et pour des besoins différents.

Pour le pilote, ils sont aussi bien différents. Nous avions coutume de dire : – On s’installe dans un F-100 et on enfile un Mirage, comme une veste bien ajustée. Le Mirage est confortable, sa cabine est propre et bien finie. Rien ne dépasse. La cabine du F-100 manque de finition. Les combinaisons et les blousons de vol sont souvent déchirés par les extrémités des écrous et par les boulons qui dépassent de la structure. On voit des câblages et des fils électriques qui courent dans les « tripes » de la cabine. Pour mettre en route le réacteur du F-100 on utilise un petit camion, le MA 2, sur lequel est installé un petit réacteur qui fournit l’air comprimé nécessaire au démarrage du réacteur de l’avion. Le Mirage III E peut démarrer à l’aide de sa seule batterie.

Le Mirage est plus agréable à piloter que le F-100, mais il dispose de beaucoup moins de carburant. Il possède un radar de bord, mais le F-100 est ravitaillable en vol. Les circuits et les méthodes d’atterrissage sont différents eux aussi. Poser un Mirage est plus « artistique » que poser un F-100.

Le pilote de Mirage doit se battre en permanence avec l’angle d’incidence de l’avion et l’inertie du réacteur de son « aérofrein volant ». L’inertie de l’avion et l’inertie du moteur, ne sont pas faciles à combiner. Le contact avec le soi doit se faire en douceur pour ne pas endommager l’arrière du fuselage.

Tous les fuselages de Mirage montent des traces de frottement sur a piste. Après le toucher des roues sur Mirage, tout va bien. Le parachute de freinage, le freinage aérodynamique et les freins des roues sont fiables et efficaces.  Arrêter l’avion ne présente pas de difficulté.

Le F-100 est une locomotive. Si le pilote respecte le circuit d’atterrissage standard, tel qu’il a été prévu par les « cow boys », c’est-à-dire sans toucher à la manette des gaz entre l’arrivée au-dessus de l’entrée de la piste pour le « break », stable à 1500 pieds, 300 kt, et le toucher des roues, l’avion ne cherchera pas (trop) à en sortir. Comme toutes les locomotives, le F-100 n’est pas facile à arrêter. Le parachute de freinage n’est pas toujours très fiable, les freins ne sont guère efficaces et la poussée résiduelle du réacteur, au ralenti, est importante. Les choses sérieuses commencent quand les roues de l’avion touchent la piste. D’abord, le pilote réduit à fond le moteur et sort les aérofreins. Puis il laisse la roue avant prendre contact avec la piste. De cette manière, il peut enclencher le «nosewheel», système très pratique qui permet d’orienter la roue avant à l’aide du palonnier.

Quand le « nosewheel »  est enclenché, le pilote déclenche l’ouverture du parachute frein et rentre les volets d’atterrissage pour diminuer la portance ce qui charge les roues principales et augmente l’efficacité des freins. Ensuite il commence à freiner après avoir attendu que l’avion ait ralenti à la vitesse maximum autorisée pour le faire. Cette vitesse varie avec la masse de l’avion et doit être calculée pour chaque atterrissage.

Quand tout se passe bien, l’avion s’arrête sans problème et le pilote peut se détendre. Il arrive que le parachute ne s’ouvre pas, qu’il se déchire ou qu’il éclate à l’ouverture. Comme l’avion a les trois roues sur la piste, il n’y a plus de freinage aérodynamique et comme les volets sont rentrés, il n’est pratiquement plus possible de redécoller et de faire une nouvelle présentation. Immédiatement, le pilote doit couper le moteur pour éliminer la poussée résiduelle et attendre que la vitesse maximum de freinage, qu’il a calculée, soit atteinte. Comme le moteur est coupé, il n’y a plus de pression hydraulique et le « nosewheel » ne fonctionne plus.

Les freins sont alimentés par leur pompe de secours, qui fonctionne uniquement à l’aide de la batterie. Ils sont nettement moins  efficaces  qu’en fonctionnement normal.

De nuit, par vent de travers et sous la pluie, l’exercice « vaut le détour ». D’autres particularités? Sur F-100, à basse vitesse, Il peut être dangereux d’utiliser le gauchissement. L’inclinaison s’obtient à l’aide du palonnier, par roulis induit. De cette façon, on peut tourner un tonneau « aux grands angles ». La sortie de vrille se fait « manche au ventre » pour alimenter en air la dérive, jusqu’à l’arrêt de la rotation. Sur Mirage, la sortie de vrille se fait, en plaçant le manche sur un repère peint à l’intérieur, de chaque côté de la cabine. La vrille se transforme en « auto tonneaux », qu’il suffit d’arrêter.

Pour terminer, les anciens pilotes de F-100 ont coutume de dire : il y a deux sortes de pilotes de chasse.

Ceux qui ont fait du F 100 et ceux qui regrettent de ne pas avoir pu en faire..

JAGUAR – F100 ; les livres référence

 

Récemment j’ai été amené à me replonger dans ces deux ouvrages ce qui m’a amené en fait à les redécouvrir. Ces livres sont remarquables et ont nécessité un travail énorme.

Bref, si vous vous intéressez à ces deux avion, ou un des deux, je vous recommande particulièrement de vous les procurer, vous ne serez pas déçu.

Si tel est le cas je joins les deux liens à partir desquels vous pourrez les acheter. Il suffit de cliquer.

Alain VEZIN : JAGUAR

Jean Pierre CALKA et Eric MOREAU ; F-100D/F SUPER SABRE

 F100 Calka - Moreau
F100 Calka – Moreau

Décollage lourd

Le Jaguar en 6K , 3 bidons

 

C’était bien connu et reconnu : le JAGUAR ne brillait pas par la poussée de ses 2 moteurs Adour, et certains disaient même qu’il arrivait à décoller parce que la terre était ronde. En configuration lourde qui grosso modo commençait à partir de 2 bidons, le décollage était parfois un peu sportif.

Le Jaguar en 6K Photo Dufourmatelle
Le Jaguar en 6K Photo Dufourmatelle

Il y avait bien l’UCB (acronyme dont je n’arrive pas à me rappeler la signification), document qui était censé donner les performances et notamment la distance de roulage au décollage, mais ce document était tellement optimiste que personne (ou presque) s’en servait : Amarger l’avait surnommé le « SPIROU », comparaison avec une bande dessinée célèbre de l’époque qui en dit long sur le niveau de crédibilité accordé au document.
A titre personnel, 2 décollages lourds m’ont frappé.

– Le premier a été effectué par le colonel Boichot commandant de la base de Toul, vieux chibanne qui totalisait plus de 5000 heures de vol. Le JAGUAR venait d’arriver à Toul (moi aussi) et il fallait bien tester tout ce que cet avion pouvait faire et notamment le faire décoller avec 3 bidons, configuration qui n’avait que peu d’intérêt opérationnel car on ne pouvait plus mettre d’armement, (ce qui est quand même la finalité d’un avion d’arme), mais qui amenait l’avion proche de sa masse maximum. Je ne sais pas comment ce fut Boichot qui s’y colla, mais il y avait du monde pour regarder : c’était en piste 22 et vu du 2/11, on s’est bien rendu compte que ça prenait du temps et qu’à un moment on a vu l’avion disparaitre dans le creux de l’entrée de piste 04. Pour le (très) jeune pilote que j’étais, je ne trouvais rien d’anormal mais quand je vis la tête émue de Boichot au retour, j’ai réalisé qu’il ne rentrait pas d’un vol de « routine ». Je me souviens aussi de son commentaire « il faudra éviter de mettre des jeunes là dessus ».

– Le deuxième se passa à Bangui ; fin de matinée, début d’après midi, l’ordre tombe « Tous les avions à N’Djamena ». Ce n’était pas la première fois, mais ce coup ci, ça nous obligeait à décoller au moment le plus chaud de la journée (donc quand ça pousse le moins) et en piste nord, en légère montée. On était en 6J (configuration 2 bidons + CME), mais rien d’extraordinaire car c’était devenu courant. Lâcher des freins, contrôle accélération à 140 kts (pas terrible), le bout de piste commence à se rapprocher, 150 kts (je trouve qu’il a mis bien longtemps à prendre 10 kts), je commence à bien voir l’extrémité de la piste… et toujours 150 kts avec pourtant l’impression que ça pousse comme d’habitude. A ce moment il n’était plus question d’interrompre car il n’y avait ni barrière ni brin d’arrêt et le raisonnement était simple : j’attends de ne plus voir la piste sous moi, je mets l’avion en l’air, si ça ne le fait pas j’actionne le « panic button » (celui qui sert à tout larguer d’un coup),150 kts en lisse normalement l’avion vole et si j’ai la sensation de m’enfoncer « éjection », avec le sentiment que ce sera probablement trop tard. Je ne sais pas à quelle vitesse j’ai décollé, mais le miracle s’accomplit une fois de plus ; je pense qu’il n’y avait rien de trop, mais encore une fois le JAGUAR ne m’avait pas trahi.

Je ne connais que deux JAGUAR qui se soient plantés au décollage (à confirmer),  celui de Bordeaux qui a fini en vrac de l’autre coté de la clôture de la base, mais dont la cause fut un « psycotage » complet du pilote qui s’en sorti malgré tout avec les félicitations du jury, et celui « d’Etche » à Bangui à cause d’un colmatage des filtres en amont des pompes HP !

Tous les pilotes qui ont volé sur JAGUAR ont certainement vécu un décollage de ce type, mais cette phase de vol a en partie, contribué à en faire un avion mythique : il en a fait des choses cet avion, et parfois on se demandait comment c’était possible.

Décollage de Banguy. Photo Eric Paletou
DL Banguy. Photo Eric Paletou

F 100 ; impressions pilote

F 100

 

Le F 100 ? Un avion d’hommes disaient ceux qui en avaient fait. Le mieux était donc de laisser la parole à un de ces pilotes en l’occurrence le capitaine CROCI. Cet article est tiré de LA référence en terme de livre sur le F100 : F 100D/F SUPER SABRE écrit par Jean Pierre Calka et Eric Moreau. Actuellement vendu à moitié prix

Premier contact

D’en bas, c’est gros un F-lOO ; c’est rassurant aussi, costaud, massif, agressif, bien planté sur son train assorti au reste.

On monte sur l’échelle et vu d’en haut, les premières impressions se confirment. Plongeons dans le grand trou de l’habitacle : quelle différence ! Après la boite a sardines genre CM 170 et Mystère IVA, on se sent perdu. Les bras « nagent dans la cabine », on ne se cogne plus au moindre mouvement. Coté mécanique, c’est aussi rassurant que l’extérieur, massif, agréable aussi. La couleur grise de l’habitacle est plus reposante que le tout noir vu jusqu’à maintenant.

Un peu plus d’instruments que dans le Mystère IVA, des nouveaux aussi (EPR dit delta Pi) pour contrôler la poussée du moteur et l’ouverture- fermeture des paupières lors de l’utilisation de la post-combustion, deux générateurs électriques plus la batterie, deux générateurs hydrauliques, plus secours par la RAM (Ram Air Turbine) fonctionnant manuellement ou automatiquement lorsque le régime moteur passe au-dessous de 42 % (évite, entre autres, le blocage commandes lors d’une extinction). Même une boite a cartes, côté droit, pour ranger ce que l’on veut.

F-100 la cabine
F-100 la cabine

Mise en route

Brêlage style T-33 avec une grosse ceinture au niveau du bassin. Le tracteur générateur MA2 est à coté, son servant a déjà branché l’alimentation électrique et la manche à air. Tour rapide de cabine – alimentation par l’APU du MA2. Une pression sur le bouton Start et l’air fourni par l’APU du MA2 (turbine fournissant un grand débit sous faible pression) lance le réacteur : manette des gaz sur Idle et on attend le ralenti. La mise en route peut aussi se faire avec cartouche ou bouteille et sur batterie secours).

Mise en route avec le MA2
Mise en route avec le MA2

Roulage

Découverte du Nose Wheel Steering ou roulette de nez orientable couplée au palonnier qui permet un roulage très précis sans faire usage des freins et qui désoriente le nouveau pilote à la première utilisation, celui-ci étant habitué à l’usage des freins pour virer.

 Cau à Solenzara
Cau à Solenzara

Décollage

Mise plein gaz sec comme sur les autres avions.

Mise PC : il n’y a pas de régulation PC (c’est-à-dire une mini PC avec un domaine PC jusqu’à PC maxi comme sur Mirage, ou le régime moteur est au maximum et où l’on joue sur la PC pour faire varier la poussée). Il faut « casser » la manette des gaz vers l’extérieur au décollage, la PC est allumée après avoir lâché les freins. L’avion ne tenait pas (et surtout pas les pneus) avec une poussée instantanée de plus ou moins 4,5 tonnes supplémentaires. On passe alors directement en pleine charge PC d’où le coup de pied au cul et la détonation correspondante. Ensuite on joue sur le régime moteur dans le domaine PC (course de la manette des gaz). La « marge de manœuvre » avec PC va du plein gaz sec (qu’on appelle puissance militaire) qui était d’environ 96/97%, à environ 90%. La rotation à partir de 145 kts (avion lisse) jusqu’à 165 kts (pleine charge) pour un décollage à 160 kts jusqu’à 180 kts. Les pneumatiques hautes pressions étaient limitées à 217 kts.

F-100D au décollage
F-100D au décollage

En vol

Avion très stable sur sa trajectoire, évoluant très bien en TBA et un peu moins en HA. Sous-motorisé en plein gaz sec (10200 lbs / 30900 lbs avion lisse) mais une remontée de poussée avec PC très visible, car l’avion peine beaucoup, vitesse minimale de sustentation, avion en vol horizontal = 136 kts. Vitesse minimale en combat, avion contrôlable (vario négatif important) = 105/110 kts. Les becs automatiques, fonctionnant aérodynamiquement sortaient vers 280 kts en vol horizontal et amélioraient la tenue de l’avion pour les vitesses inférieures. L’inconvénient est qu’ils étaient longs à rentrer. L’accélération de l’avion devenant alors difficile. En cas de sortie dissymétrique par grippage des galets de roulement, là il fallait faire atten­tion en combat, sinon c’était la gamelle assurée. Au départ, un intercepteur devenu un excellent chasseur-bombardier avec six points d’emport de charges extérieures (2 x 3) sur le F-IOOD. Le F-IOOF, en avait sept, ce septième, situé sous le fuselage. Le F-1OO a été employé en France pour toutes sortes de missions : inter­ception, assaut longue distance, appui-feu, reconnaissance tactique avec sa camera P2, remorquage de cibles pour les escadres de F-1OO, inter­vention outre-mer, plastron basse ou haute altitude au profit du CAFDA.

Outre ses canons et les missiles Sidewinder, il emportait toutes sortes de munitions, bombes, roquettes, bidons spéciaux pouvant être tirés sur air, terre et mer avec l’aide du viseur rustique GBR A4, ô combien efficace. En un mot, un avion de guerre très efficace, solide et fiable.

Capitaine Michel Croci

Dix ans sur F-100 à la 11 ème escadre de Chasse. Mort en service aérien commande le 25 janvier 1984 au Tchad.

F100
F100

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F100 US

F 100

 

Le F100 a équipé la 11EC qui d’ailleurs n’était pas peu fière d’être dotée d’un avion américain et qui plus est, un avion d’homme ! Sur le site, il y a déjà quelques articles consacrés à cet avion, et en faisant des recherches sur la toile, je suis arrivé sur cette page Facebook https://www.facebook.com/groups/supersabre/photos/qui rappellera d’excellents souvenirs à ceux qui ont connu l’époque F100. Ce sont des photos de F100 US (quoique, j’en ai même trouvé une d’un F100 du 2/11), et elles sont superbes.

Pour le plaisir.

Photos de F100

F100

 

Deux articles de suite sur le F100 et qui plus est, concernant tous les deux le 1/11 ! Mais comme disent les journaleux, c’est l’actualité qui prime…

Bernard GOBERT, ancien commandant du 1/11, m’a fait parvenir des photos de son époque et plus particulièrement des photos de F100 qui sont superbes (c’est pour cette raison que je vous les propose). Je le remercie très sincèrement et j’en profite au passage pour renouveler ma demande ; envoyez moi vos photos, documents,… Ils viendront compléter ceux qui sont déjà en ligne au grand plaisir de ceux qui le consultent. Bon, il faut les retrouver, les scanner (ou les photographier) et puis me les faire parvenir. C’est compliqué, mais si vous considérez que vos photos, (celles qui sont dans les boites à chaussures et qu’on ne sort qu’exceptionnellement) finiront un jour ou l’autre aux oubliettes, ça peut faire changer d’avis.

Je vous en propose quelques unes ci-dessous, mais vous pourrez en retrouver d’autres dans la galerie « F100 ». J’en ai ajouté une trentaine ; amoureux ou nostalgiques du F100, allez les voir sur « Galerie F100 »